Les virus sont-ils vivants ?

Souvent entendu dans les médias : le virus est mort, le virus se reproduit ; un virus est-il un microbe, est-il vivant ?

Parmi tous les organismes, il en est de très petits, infiniment petits. Certains sont appelés microbes : leur taille se mesure en microns et ils sont vivants. Le « be » de microbe signifie vivant du grec bios. Le plasmodium, protozoaire responsable du paludisme, mesure 12 microns par 1 micron ; il peut se reproduire.

Le virus est beaucoup plus petit, sa taille se mesure en nanomètres ; le VIH, responsable du sida, mesure 145 nanomètres et est ainsi 83 fois plus petit que le plasmodium.

La taille n’est pas déterminante pour déclarer si un organisme est vivant, néanmoins imaginez-vous face à un immeuble de 145 mètres de haut, vous êtes le virus, l’immeuble est le microbe. Ce qui caractérise un objet comme vivant, c’est sa possibilité à se nourrir, à se reproduire et souvent à être en relation avec ses semblables. Les virus n’ont rien de tout ça.

Les virus ne se nourrissent pas, c’est à dire qu’ils ne prélèvent pas de particules nourrissantes autour d’eux et ne récupèrent pas de gaz, comme l’oxygène. Ce qui explique la courte durée de leur présence hors d’une cellule, enfin disons plus courte que celle d’un microbe dont certains ont été retrouvés vivants après 500 000 ans.

Le virus ne se reproduit pas c’est à dire qu’il ne peut pas fusionner avec un autre virus pour donner naissance à plusieurs virus ; le virus ne peut pas se diviser en deux en auto-dupliquant son matériel génétique.

Enfin, un virus n’établit pas de lien avec ses semblables, par exemple en s’organisant en chaîne comme les lactobacilles.

Alors, puisqu’il n’est pas vivant et ne peut se reproduire par lui-même, pourquoi le coronavirus responsable de la covid-19 peut-il nous nuire autant ? S’il ne se reproduit pas, un virus a à sa disposition une autre solution : s’introduire dans une cellule vivante et la forcer à produire plusieurs répliques de lui-même.

Simplifions le plus possible et empruntons à la science-fiction un de ses personnages préférés, le robot.

La cellule est de ces robots capables d’accomplir une tâche répétitive grâce à plusieurs enregistrements programmés qui lui permettent en plus de se ravitailler et de se reproduire.

Le virus est un tout petit robot, ne disposant que d’un court programme qui lui permet de se rendre maître du robot-cellule, en dévissant sa coque et en s’installant à l’intérieur. Une fois installé, il utilise les programmes de son hôte pour l’obliger à fabriquer un nombre plus ou moins importants de virus et, quand ces virus sont au point, ils s’échappent en abîmant un peu plus la cellule ; ils sont ainsi fins prêts à s’attaquer à d’autres gros robots voisins.

L’hôte, quant à lui, se dégrade, surtout quand l’opération se répète, il s’affaiblit, s’échauffe, manque de ravitaillement et cela finit par déclencher une alarme dans l’atelier. La maintenance intervient et comme le robot menace de prendre feu, les techniciens activent les extincteurs ; mais c’est sans compter sur les autres robots qui se dégradent aussi. Les carcasses trop abîmées laissent échapper leur huile et tout prend feu. Les secours paniquent et passent à l’étape supérieure, puissants jets de retardant et autres produits d’extinction qui se mêlent à l’huile. Et c’est la fin, l’atelier ne peut plus fonctionner. Petit virus à détruit l’Étoile Noire !!!

Et tout ça, avec juste une toute petite bande programme qui se nomme, chez les vrais virus, de l’ARN, mais c’est une toute autre histoire.

Micron : millionième partie d’un mètre ; prenez votre règle plate, examinez 1 millimètre, le micron est mille fois plus petit que le millimètre.
Nanomètre : milliardième partie d’un mètre ; même exemple que pour le micron, mais il faut encore plus fort imaginer qu’il est un million de fois plus petit que le millimètre.
ARN : acide ribonucléique, en général synthétisé par l’ADN des cellules d’où la copie des virus par des cellules bien équipées.
ADN : acide désoxyribonucléique, contient les informations nécessaires pour le bon fonctionnement de la cellule parmi lesquelles la synthèses de l’ARN.

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